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Chiffres clés pour la filière Lait, viande et aviculture

Indicateurs clés

Le secteur de l’élevage contribue pour 25 à 30% au PIBA. La valeur ajoutée des productions animales est estimée à 10 milliards de Dh par an, soit 33% de la valeur ajoutée agricole ; 20 % de la population active dans le monde rural. Il constitue une source de liquidité permanente facilement mobilisable pour la plupart des agriculteurs.

Secteur des viandes rouges

Au Maroc, la production des viandes rouges est assurée à 98% par les espèces bovines, ovines et caprines. L’effectif du cheptel s’élève en 2007 à près de 2.7 millions de bovins, 17.2 millions d’ovins et 5.3 millions de caprins et 180 000 têtes de camelins. Par ailleurs, on dénombre 1 100 000 exploitations qui pratiquent ce type d’élevage.

La production des viandes rouges, a connu au cours des deux dernières décennies un accroissement faible mais régulier. Ainsi, elle est passée de 220 000 tonnes en 1984 à 386 000 tonnes en 2007 enregistrant un taux moyen annuel de progression de 2.4 %. Cette augmentation est liée en grande partie à l’amélioration du poids moyen par carcasse qui est passé de 136 à 178 kg pour les bovins et de 13 kg à 14 kg pour les ovins. Le chiffre d’affaire généré par ce secteur est de 20 milliards de dirhams.

La consommation des viandes rouges a enregistré durant les 20 dernières années une légère augmentation passant de 8.2kg à 11.7 kg/personne/an actuellement. Durant la même période, les prix à la consommation ont connu une augmentation de l’ordre de 2.6% par an. Les viandes rouges représentent plus de 25% des protéines animales de la ration moyenne du consommateur marocain.
Le réseau national des abattoirs compte 180 abattoirs municipaux et plus de 700 tueries rurales dans lesquels sont contrôlés annuellement 200 000 T de viandes. Ce réseau est dominé par des unités à poste fixes et de faible capacité qui se trouve dans un état vétuste et de non-conformité technique et hygiénique.

Secteur laitier

Durant les trois dernières décennies, la filière lait a connu un développement tendanciellement positif, avec un triplement de la production par rapport à 1975 ; passant de 450 Millions de litres à 1,6 milliards en 2007, assurant 87% de la demande intérieure de consommation.

Le secteur génère un chiffre d’affaires de 7,85 milliards DHS par an et participe à la formation de revenu de près de 300.000 producteurs permanents et 100.000 producteurs saisonniers assurant un revenu d’appoint stable ; il génère par ailleurs 461.000 emplois permanents dont 13 000 au niveau de l’industrie laitière (environ 10% des ETP agricoles). Le cheptel laitier est de 1,2 million de vaches reproductrices et le nombre de centres de collecte de lait dépasse les 1 000 unités.

Les politiques d’amélioration génétique, avec l’importation de bovins laitiers (près de 300 000 génisses pleines de 1970 à 2006) et l’insémination artificielle (qui touche prés de 20% du cheptel laitier), ont induit une mutation profonde de la structure du cheptel. Ainsi, la part du cheptel de races locales est a été réduit de 90 % en 1975 à environ 53 % en 2004. La structure du cheptel bovin au Maroc montre aussi qu’il est majoritairement détenu par des exploitations de taille réduite : plus de 80 % des élevages ont moins de 5 vaches et reposent sur une assise foncière de moins de cinq hectares.

La structure de l’industrie laitière au Maroc est caractérisée par un nombre limité d’usines de traitement (au nombre de six) qui agissent soit en tant que coopératives approvisionnées par les éleveurs adhérents soit en tant que société agissant dans le cadre d’un système d’agrégation.
Le secteur laitier représente une des rares activités agricoles où le prix à la production est stable et connu par rapport à d’autres spéculations (maraîchage, arboriculture, etc.). Cette stabilité constitue un attrait indéniable pour de nombreux acteurs économiques, en particulier les éleveurs. Ces derniers doivent s’efforcer de produire à un coût de revient inférieur au prix du lait à la production. En outre les marges brutes générées par des élevages rentables, avec des rendements de lait excédant 6 000 kg par vache, peuvent générer jusqu’à 12 000 Dirhams.

Secteur avicole

Le secteur avicole constitue l'une des activités agricoles les plus dynamiques au Maroc avec taux d'accroissement moyen durant les trois dernières décennies d'environ 7% pour les productions de viandes de volailles et 6% pour les productions d'oeufs de consommation.

Compte tenu de ses prix relativement bas par rapport aux autres denrées animales, les produits avicoles constituent le seul recours pour l’amélioration de la sécurité alimentaire de notre pays en terme de protéines d’origine animale.

Le secteur génère environ 84.000 emplois directs et 200.000 emplois indirects y compris les circuits de commercialisation et de distribution ainsi qu’ chiffre d'affaire de 13,4 milliards de DHS. Les investissements cumulés consentis dans le secteur sont évalués à 6,8 milliards de DHS.

Avec une production en 2006 de 320 000 tonnes de viandes de volailles et 2,8 milliards d’œufs, ce secteur couvre actuellement :

Les infrastructures de production avicole elles se composent de :

Secteur de l’industrie de la provende

L’industrie de la provende a un poids économique considérable avec ses 51 unités installées depuis les années 50 et avec un investissement global de plus d’un milliard de dirhams. Elle génère à présent plus de 3000 emplois directs et 6000 emplois indirects et a réalisé un chiffre d’affaire de près de 5 milliards de dirhams en 2005.

Cette industrie est caractérisée par :

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