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L'industrie laitière

(03/06/2013)

Le secteur laitier au Maroc a connu un important développement depuis le lancement des diverses stratégies de développement visant la modernisation des techniques d’élevage, l’introduction des races pures, et l’organisation des éleveurs au sein de coopératives et d’associations. Ainsi, le secteur génère un chiffre d’affaires d’environ 8 milliards de dirhams par an et participe à la formation du revenu de près de 300 000 ouvriers permanents et 100 000 ouvriers saisonniers.
On compte plus de 400 000 exploitations laitières concentrées à hauteur de 82% dans les zones irriguées en raison des potentialités de production fourragères.

Production
La production laitière a connu une augmentation appréciable, en dépit de la volatilité des cours internationaux des matières premières agricoles et des changements climatiques. Ainsi, la production est passée de 475 millions de litre en 1970 à environ 1.98 milliards de litres en 2009 avec une quantité de lait usiné qui représente 1.2 milliards de litres. La production nationale couvre 90% des besoins du marché.

Transformation
La transformation du lait à l’échelle industrielle est assurée par le secteur coopératif et le secteur privé. Actuellement, le secteur compte environ 82 unités industrielles et 1070 centres de collecte. Le lait traité par les usines de transformation représente plus de 60 % de la production totale.
La plus grande partie du lait usiné (85 à 90 %) est transformée en lait pasteurisé, le reste est utilisé pour la production des dérivés laitiers de courte et de longue durée de conservation (yaourt, raibi, lben, fromage frais, poudre de lait, lait UHT, lait stérilisé, beurre...).

 
Commercialisation
Le secteur laitier représente une des rares activités agricoles où le prix à la production est stable et connu et où les débouchés sont assurés par rapport à d’autres spéculations (maraîchage, arboriculture, etc.). Cette stabilité constitue un attrait indéniable pour de nombreux acteurs économiques, en particulier les éleveurs. Toutefois, avec le réenchérisement des aliments concentrés les producteurs doivent s’efforcer de produire à un coût de revient inférieur au prix de vente du lait.
S’agissant des importations, elles atteignent des niveaux élevés pendant la période du Ramadan durant laquelle la consommation de lait et de produits laitiers augmente fortement. Elles portent particulièrement sur le beurre, le lait en poudre et le fromage.

Source : Crédit Agricole du Maroc