drapeau Syrie Syrie : Le contexte économique

Les indicateurs économiques

Pour les dernières mises à jour sur les principales réponses économiques des gouvernements pour faire face à l'impact économique de la pandémie COVID-19, veuillez consulter la plateforme de suivi des politiques du FMI "Policy Responses to COVID-19".

La Syrie est en proie à une guerre dévastatrice depuis 2011. Selon une étude publiée par la Banque mondiale, le conflit aurait provoqué une contraction du PIB de -12% en moyenne entre 2011 et 2018, et la crise humanitaire a causé la perte de 400 000 à 470 000 personnes. L'économie syrienne, qui atteignait 60,5 milliards de USD en 2010, se situe désormais entre 24,5 et 28,5 milliards de USD. Cependant, il est extrêmement difficile d'évaluer la santé financière du pays car le PIB en temps de guerre peut être très instable en raison de l'aide étrangère et de la destruction continue. Le retour de plusieurs provinces sous le contrôle du régime de Bashar Al-Assad devait rétablir une certaine stabilité nécessaire au démarrage de la reconstruction et de la reprise économique. Cependant, la crise libanaise, les nouvelles sanctions imposées par les États-Unis et l'éclosion du COVID-19 ont encore aggravé la situation en 2020. Les perspectives pour 2021 ne sont pas meilleures. Le PIB réel devrait encore se contracter en 2021, sous l'effet de la baisse de la consommation privée (The Economist Intelligence Unit).
 
Avec l'aide de ses alliés russes et iraniens, Bachar Al-Assad a repris le contrôle de la majeure partie du territoire syrien et s'est fait vainqueur d'une guerre essentiellement terminée. Mais le pays est en ruine, la destruction du capital physique du pays étant estimée à environ 120 milliards de USD, et la perte de PIB est estimée à près de 325 milliards de USD (UNESCWA). La reconstruction tant attendue ne se concrétise pas. Les entreprises font face à des pénuries d'énergie et d'eau et sont régulièrement secouées par le manque de liquidités. Les sanctions internationales ont automatiquement gelé les échanges avec l'extérieur et les pays partenaires voisins (Iran, Liban) sont confrontés à des difficultés économiques et financières. Impactée par la crise libanaise depuis 2019, le durcissement des sanctions américaines en vertu du Caesar Act et la pandémie de COVID-19, l'économie syrienne s'est encore détériorée depuis 2020. La livre syrienne qui s'est effondrée depuis 2019, et a atteint de nouveaux niveaux historiquement bas en mars 2021, s'échangeant autour de 4 000 livres pour 1 USD (contre 500 livres pour 1 USD début 2019 et moins de 50 livres pour 1 USD avant le début du conflit). Le nord de la Syrie a souffert de l'effondrement de la valeur de la livre turque, qui est la monnaie principale adoptée dans la région d'Idlib. Avec la flambée de l'inflation, la nourriture et le carburant sont devenus inabordables. De plus, alors que l'eau de l'Euphrate est tombée à son plus bas niveau, le nord-est de la Syrie connaît une crise de l'eau et une sécheresse depuis l'été 2021. Dans ce contexte, la reprise économique semble difficile, d'autant plus que les puissances occidentales vont participer à l'effort de reconstruction qu'en échange d'une transition politique. Reflétant la profondeur de la crise, le budget 2022 est le plus petit depuis 2011 (5,3 milliards de USD) et le déficit budgétaire est projeté à 1,6 milliard de USD (Alarabiya).
 
Sur le plan humanitaire, la situation est catastrophique. Environ 6,2 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et 5,6 millions sont officiellement enregistrées comme réfugiés (Banque mondiale). La situation sociale du pays était déjà grave avant la crise: un tiers de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté, le chômage touchait 20% de la population (75% des chômeurs étaient âgés de 15 à 24 ans) et le taux de croissance démographique était très élevé (3,3% par an). Depuis le début de la guerre, la situation n'a fait qu'empirer. La classe moyenne a disparu. Selon les estimations de l'ONU, plus de 80% de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté et la moitié de la population est au chômage (CIA Factbook). La Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (CESAO) a estimé le coût total de la reconstruction syrienne à 388 milliards de dollars, mais pourrait atteindre 600 milliards de dollars sur la base d'autres estimations. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) estime qu'entre mars 2011 et mars 2019, le conflit a fait 570 000 morts. En 2020, les sanctions américaines et l'épidémie de COVID-19 ont aggravé la situation, l'insécurité alimentaire augmentant considérablement.

 
Indicateurs de croissance 20202021 (e)2022 (e)2023 (e)2024 (e)
PIB (milliards USD) 0,000,000,000,000,00
PIB (croissance annuelle en %, prix constant) 0,00,00,00,00,0
PIB par habitant (USD) 00000
Endettement de l'Etat (en % du PIB) 0,00,00,00,00,0
Taux d'inflation (%) 0,00,00,00,00,0
Balance des transactions courantes (milliards USD) 0,000,000,000,000,00
Balance des transactions courantes (en % du PIB) 0,00,00,00,00,0

Source : FMI - World Economic Outlook Database - October 2021.

Note : (e) Donnée estimée


 
Indicateurs monétaires 20162017201820192020
Livre syrienne (SYP) - Taux de change annuel moyen pour 1 MAD n/an/an/an/an/a

- Dernières données disponibles.

 

Les principaux secteurs économiques

La longue guerre civile en Syrie a provoqué le quasi-effondrement de la production économique. Une grande partie des infrastructures a été détruite et les sanctions économiques limitent l'accès au financement. La crise libanaise, les sanctions plus sévères introduites par la loi César et l'épidémie de COVID-19 ont eu un impact supplémentaire sur tous les secteurs économiques.

Avant la guerre et la série de sanctions auxquelles le pays est confronté depuis 2011, la Syrie exportait principalement des matières premières (pétrole brut, coton, céréales et phosphates). L'agriculture représentait près de 20 % de son PIB (CIA, 2017 est.) et emploierait 10 % de la main-d'œuvre (Banque mondiale, 2020 est.) ; L'agriculture a toujours été un secteur fragile puisqu'elle dépend directement des conditions climatiques et notamment de la rareté de l'eau, un facteur régional clé. En 2021, la diminution de la superficie des terres irriguées, les faibles précipitations et les pénuries de carburant ont nui aux cultures de blé. L'eau de l'Euphrate est tombée à son niveau le plus bas, plongeant la Syrie dans une crise de l'eau et une sécheresse (Enab Baladi). Les épices, l'huile d'olive et les olives, le coton, le blé et l'orge figurent parmi les principales cultures et exportations.

L'industrie occupait une place relativement importante, du fait des industries textile, chimique et pétrolière, cette dernière représentant 14 % du PIB syrien avant la guerre. L'industrie, dans son ensemble, représente 18,5 % de l'économie et emploie environ 23 % de la main-d'œuvre (Banque mondiale). Le secteur des hydrocarbures est essentiel à l'économie syrienne et contribue jusqu'à 65% des exportations du pays. La production de pétrole a maintenant été réduite.

Le secteur tertiaire, principalement le secteur du tourisme, était bien implanté avant la guerre civile et représente actuellement 42,1% du PIB (Banque mondiale). Malgré la guerre, un certain nombre de banques étrangères sont toujours en activité. On estime que le secteur des services emploie 67 % de la population active (Banque mondiale).

 
Répartition de l'activité économique par secteur Agriculture Industrie Services
Emploi par secteur (en % de l'emploi total) 10,1 23,2 66,7
Valeur ajoutée (en % du PIB) 19,5 35,9 n/a
Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) 7,8 -2,6 n/a

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

 
Indicateurs socio-économiques 2022 (e)2023 (e)2024 (e)
Taux de chômage (%) 0,00,00,0

Source : FMI - World Economic Outlook Database - Dernières données disponibles

 

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La population active en chiffres

201820192020
Population active 5.147.9535.224.0305.165.789

Source : International Labour Organization, ILOSTAT database

 
201720182019
Taux d'activité total 46,44%46,65%46,84%
Taux d'activité des hommes 77,23%77,58%77,89%
Taux d'activité des femmes 15,48%15,63%15,76%

Source : International Labour Organization, ILOSTAT database

 

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Indicateur de liberté économique

Définition :

L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété, niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.

Note :
N/A/100
Rang mondial :
N/A
Rang régional :
N/A

Liberté économique dans le monde (carte interactive)
Source : Indice de liberté économique, Heritage Foundation

 
 

Risque pays

Consultez l'analyse risque pays proposée par Credimundi.

 

Indicateur de liberté politique

Définition :

L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.

Classement :
Non libre
Liberté politique :
7/7

Liberté politique dans le monde (carte interactive)
Source : Liberté dans le monde, Freedom House

 

Indicateur de la liberté de la presse :

Définition :

Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).

Rang mondial :
173/180

Source : Classement mondial de la liberté de la presse, Reporters Sans Frontières

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Les sources d'information économique générale

Les principaux journaux on-line et autres portails
Syrian Arab News Agency
The Syria Times
The Syrian Observer
Les ressources utiles
Ministère de l'Economie
Ministère des Finances (en arabe)
Banque Centrale de Syrie
 
 

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